La création du Ralliement de Corcelles - Cormondrèche - RCC

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La création du Ralliement de Corcelles - Cormondrèche

1944 – 2012 Soixante huit ans de Ralliement à
Corcelles – Cormondrèche
La création du ralliement de Corcelles - Cormondrèche

Le Ralliement Neuchâtelois est né d’un mouvement d’idées qui, durant la guerre, a animé la vie civique et politique du canton de Neuchâtel

Historiquement, le Ralliement Neuchâtelois fait sont entrée au conseil d’Etat en élisant Léo DuPasquier (1941 à 1947), brisant la suprématie des partis bourgeois (radicaux et libéraux) depuis la création de la république le 1er mars 1848, et aidant l’élection du premier socialiste Camille Brandt.

Du côté de Corcelles-Cormondrèche, les esprits s’agitaient au nom des idée exposées ci-dessus. Il s’ajoutait un ingrédient local : éjecter de leurs siège quelques notables, trop persuadés qu’ils étaient, de droit divin, responsables des intérêts de la Commune de Corcelles-Cormondrèche. Il vaut la peine de citer une circulaire signée par un mystérieux comité provisoire, parfois représenté par trois de ses membres (Claude Steiner, Jean-François Pingeon, Pierre Benguerel) :

« Depuis huit ans nos autorités communales n’ont pas été renouvelées par le suffrage des électeurs. En 1940, elles ont été réélues par voie tacite.
Depuis 1939 les jeunes qui ont été mobilisés ont appris que la camaraderie et la fraternité confiantes pouvaient triompher des luttes et des conflits de classes et de partis. Beaucoup se sont tenus à l’écart des affaires publiques jusqu’à présent, mais loin de s’en désintéresser, ils voudraient y participer en y apportant l’esprit de concorde et de bonne entente qu’ils ont cultivé sous les drapeaux.
… Nous n’avons pas la prétention de vouloir faire table rase du passé et de ne tenir aucun compte de ce qui a été fait. Nous voulons assainir l’atmosphère, faire passer la Commune avant les partis. »

Et dans un autre papier, à l’occasion d’une conférence de Monsieur le Conseiller d’Etat Léo DuPasquier, le mercredi 16 avril 1944 :

« Nous sommes pour une politique dans laquelle les jeunes se forment à l’expérience des anciens.
Nous sommes pour une politique leur donnant l’occasion de faire leur apprentissage de citoyen.
Nous sommes pour une politique redonnant, à partir de la Commune, le sens de la Communauté.
Nous sommes pour une politique où ce ne sont pas seulement les élections qui nous intéressent, mais toutes les questions concernant l’ensemble de notre population. »

Nous pouvons être fiers de l’esprit de civisme qui inspirait ces précurseurs.

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